Si la commune porte le même nom que la région de l’ouest de la France, il semblerait que c’est un pur hasard ou une déformation linguistique.

Selon D. Lougnot, féru d’histoire locale, le fait qu’un Breton se soit établi dans le Territoire de Belfort est improbable. Bretagne était influencé par les traditions alsaciennes et le parler germanique. Jadis, l’immigration était exceptionnelle. Aucun document ne mentionne le fait qu’une colonie bretonne se soit installée dans le Territoire.

Au XVe on trouve Brettaine, Bretaigne, Brett.

Quand le Territoire se trouvait sous domination autrichienne, avant la guerre de Trente ans, Bretagne s’appelait Bretten. (Bretten est une commune jumelle située dans le Haut-Rhin à côté de Dannemarie).

Entretenant la confusion, le blason de Bretagne reprend les hermines qui figurent sur les armoiries de la région Bretagne mais cela reste une fantaisie pour l’historien qui précise que souvent les blasons et les noms des habitants ont été créés récemment sans justification historique.

Alors que l’origine reste un mystère, l’hypothèse la plus vraisemblable pourrait venir de l’ancien français « bretaigne » qui signifie forêt humide.

Seconde Guerre mondiale

La localité constitue une commune frontière pendant la seconde guerre mondiale, du fait notamment de l’importance stratégique du canal du Rhône au Rhin.

De violents combats s’y déroulent entre les 21 et 24 novembre 1944. Ils font vingt-deux victimes du côté allié, chez les soldats du 1er régiment de marche de la Légion étrangère et du 1er régiment étranger de cavalerie.

Quelques chiffres concernant l’évolution de la population…

Année1836186619011941199520082020
Habitants339265183102191250268

L’église Saint Etienne

Eglise Saint Etienne

Elle est située sur les hauteurs de Brebotte, veille également sur les Brettains, qui, de tous temps, sont aussi ses paroissiens.Le cimetière qui l’avoisine, accueillait les défunts des deux village,et ce, jusqu’en 1911,date de la création du cimetière de Bretagne. Cette petite église, sur son monticule, qui frappe par sa simplicité, par la modestie de son clocher, accueillait encore des fidèles, il n’y a pas si longtemps, avant la crise sanitaire. Il appartient d’ailleurs à notre commune, de participer à hauteur de 2⁄5 à son entretien.

Des documents font valoir que déjà en 1441, Bretagne et Brebotte constituaient une paroisse autonome, dont les revenus semblaient très modestes si on en croit la description qui est faite de la pauvreté de l’église .. La guerre de trente ans n’allait pas arranger les choses: en 1650, on relate que la nef fut détruite ainsi que la sacristie, que les deux cloches disparurent ainsi que les archives ! Il est ensuite fait état de travaux de remise en ordre qui auraient été conduits tant bien que mal….On rapporte enfin, qu’en 1768, les paroissiens ont entrepris la construction d’une nouvelle église qui sera achevée quatre ans plus tard.


Un lien pour les curieux d’histoire locale :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9752220z/f136.item.r=brebotte

A ce jour, l’église est fermée. Mais une visite est possible en passant par le secrétariat de la mairie de Brebotte.